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1 - LE CHATEAU BEAUREGARD

Vue de la côte Beauregard de la Trouche - Dernière tour du château 

L'essentiel de l’autorité des fortifications construites repose sur la citadelle ou fort avancé construit en 1114. Un noble appelé Otton entreprend une construction sans réelle autorisation. C’est la raison pour laquelle l’évêque de Metz l’interrompt. Par la suite ce château est rebâtit au sommet de la côte Beauregard, qui après avoir abrité des brigands de la pire espèce reçoit des personnalités de renom. Isabelle d’Autriche prend pour douaire ce château de Beauregard afin d’en faire sa résidence secondaire. Cette fondation ducale répond à un objectif de mise en valeur économique.



Nominations différentes :

Chastel de Belrouard, 
Belreswar,
Belrowar,
Belewart (1308),
Belrawart (1341),
en allemand Berregart (1398).

Dessin de CABASSE

Implanté sur la côte du même nom, située au Nord-Est du bourg, s’élève autrefois à 443 mètres d’altitude, une première citadelle qui semble avoir logé un seigneur du nom de Beggon. Ces précédents occupants sont des personnages peu recommandables, se livrant au brigandage. 


En 1251 après avoir fait assécher les marécages difficilement franchissables et peu hospitaliers, le duc Ferri III de Lorraine profite de l’importance de ce point stratégique pour faire implanter quelques habitations afin de reconstruire et d’agrandir cette forteresse, abandonnée sur le point haut de la partie orientale de la côte Beauregard. Il fait consolider celle-ci par une redoutable solidité des murailles et des tours par leur hauteur afin d’en garantir ses frontières au défie d’incursions belliqueuses, de surveiller les demeures voisines puis de contrôler les voies, en mettant à contribution marchands et voyageurs car la gorge appelée Corletum ou Colroy et un point de passage obligé longeant au pied de Beauregard avant d’atteindre Vézeval. Il domine la vallée et la couvre de sa protection. 


Néanmoins ce château est attribué vers 1279 à Mathieu de BELROUART ou BEAUREGARD, fils aîné du Duc de Lorraine. Le lieu a vraisemblablement servi de refuge aux habitants durant le Haut Moyen-âge. 


En 1345 durant l’absence du duc Raoul, Adémar évêque de Metz avec plusieurs seigneurs, fait assiéger le château mais les bourgeois de Raon le défende avec intrépidité et repoussent les troupes du prélat. 


Subsistant dans son entier en 1525, il reçoit la visite du duc Antoine et de son frère Claude de Lorraine, fils de René II, famille des Guise, revenant tous deux victorieux après la défaite des paysans Luthériens. Ceux-ci séjournant quelques jours, font enterrer des chevaliers morts à la bataille de Saverne au couvent des Cordeliers. 


Le château de Beauregard est signalé comme «ruiné» abandonné en 1594. Il est sacrifié partiellement en 1636 par les troupes françaises occupant la Lorraine durant la Guerre de Trente-Ans puis à la vengeance de Richelieu, pour être entièrement démoli en 1789. Des ruines existent encore à la Révolution. Le reste des tours dont une encore visible en 1796, sans toutefois en connaître le nombre exact puis la situation respective de chaque, fait juger que ce château est fort pour ce temps-là. 


Ensuite, les pierres tombent naturellement, aidées par les gens de la localité à la recherche de pierres de construction facile à extraire. Les matériaux sont alors vendus aux enchères dont certains servent notamment a édifier le port aux Planches sur la Meurthe.


 Le site de Beauregard
Le site de Beauregard

DESCRIPTION DU SITE

Néanmoins avec certaines données fournies par témoins oculaires et en étudiant la butte dominée par le château, il est possible de reconstituer ce château. Sans certitude exacte de la surface qu’il recouvre, l’aspect général est peu modifié : un polygone hexagonal irrégulier se dessine sur le sommet de la bute et des remblais de quelques centimètres marque la ligne des remparts qui limitent l’enceinte et défendent l’accès des tours. 
Il est composé de quatre tours entre lesquelles il y a un carré qui subsiste encore avec une bande de muraille dont l’épaisseur est de près de six pieds. Il règne autour un fossé. 
Dans sa partie la plus à droite, se trouve une tranchée transversale de 60 mètres de longueur sur 8 mètres de large. Le bord occidental de ce fossé se projette suivant une droite assez régulière à l’extrémité de laquelle une citerne creusée dans le roc et alimentée par l’infiltration des eaux pluviales. 
Sur la face orientale qui a subi des altérations, l’aïeul de la famille POUTOT : monsieur HUSSON Jean Baptiste dit «Violette», grand père de l’ancien garde de la côte HUSSON a aussi demeuré ce lieu durant son enfance.

En 1782, à la charge de payer à perpétuité et chaque 11 novembre, les 10 sols de France pour les arpents empruntés au domaine du roi, il déblaie cette terre à l’emplacement du château pour y bâtir une petite maison de jardinier vigneron. Il doit entretenir la tour d’une couverture ainsi que les lieux conformément en exécution de l’Arrêt du Conseil de 1740. 


Vers 1617, la côte du château de Beauregard est couverte par la vigne et les «meix» (jardins en patois), qui disparaissent à peu près complètement lors de l’invasion des Suédois.
En contournant l’aire de cette habitation détruite, un chemin mène à la plate-forme du château pour aboutir à une large voûte où est l’entrée de cette forteresse. 
L’emplacement est aujourd’hui couvert de chênes, ne présentant aucun débris de maçonnerie. La dernière tour a subsister s’élève côté de la ville, à la pointe Sud de la muraille, construite au-dessus de la tranchée. De forme carrée, elle atteint 1.50 mètre. La surface limitée par les murs est de 3 à 3.50 mètres de côté. Cette vieille tour ne résiste pas aux attaques de ses fondements. Le mur qui dominent la tranchée ont encore 3 mètres d’élévation. C’est le seul de la tour présentant une aussi grande hauteur; les autres faces du carré sont presque au niveau du sol. Elle s’effondre donc en tombant en une seule pièce, aux abords de la citerne. Ses matériaux, les dalles qui ont servi d’assise au château vont rejoindre le port de Raon. 
En face de l’entrée de la citadelle, une excavation polygonale tourne vers la porte. La convexité du cercle inscrit et l’un des côtés de la surface se prolongeant en ligne droite, forme une espèce de couloir avec une pointe de terre s’avançant en milieu de cette cavité. Escaladant cette barre, un carré reconnaissable relate l’emplacement d’une autre tour. Quant au creux décrit, elle est appelée la cave, partie basse du donjon servant de logement au gouverneur sous lequel est ordinairement une prison souterraine. 
Ces ouvrages abritent mal le côté rempart tourné vers Baccarat (54). Cette muraille la plus exposée a probablement eu comme seule défense le Bayle ou «ballium» extérieur du château. Il est susceptible que l’entrée de ce château est surmontée d’une tour.


Des fouilles sont entreprises à la pointe orientale de la plateforme mais seuls des ossements d’animaux mélangés à des morceaux de poterie et de verre sont découverts. Un Christ en ivoire se trouve au milieu de ces débris. Dans le Bayle intérieur, il est amassé par monsieur J-B HUSSON de petites flèches carrées, la plupart des « carreaux » d’une époque reculée.



Dépendances de l'ancien château de Beauregard - Ruines de la bergerie
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