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7 - L’HÔPITAL (Hôtel) DIT DURIVAL

Déjà en 1279, l’hôpital est mentionné dans la charte de Ferri III «...la maison de Ravon entièrement, les jardins et les meises et le propris et l'ospitaul de Ravon, le clos et le siège dou leu entièrement…» mais il ne fonctionne régulièrement qu’à partir du 15ème siècle lorsque que deux raonnaises le rétablisse. En 1433, cet hôpital se trouve hors des murs de la ville dans la rue Notre-Dame (rue des Écoles et rue Georges Clémenceau).

L’étymologie des deux mots : hôpital et hôtel. Sa destination est de recevoir des malades mais aussi les voyageurs. Il est fondé par Marguerite, veuve de Gérard MAIRE, femme de Jean De MANDRES, et sa fille Jeanne, qui font donation d’une maison pour y établir cet hôpital. L'avoir de l'hôpital se compose ainsi de donations de sa fondatrice, des ducs de Lorraine, des abbés de Moyenmoutier, de particuliers puis des quêtes faites pour l'église par deux officiers municipaux. Une chapelle y est installée en 1398. Le pape Eugène IV (1431-1447) approuve cette action de legs et consacre l'oratoire en 1436. L'établissement détruit pendant la guerre de Trente-Ans a du mal à se relever. En 1780, il est déclaré qu'il consiste en « une maison délabrée avec quelques meubles ». En revanche, la chapelle agrandie devient l’église Notre-Dame de Raon jusqu'à sa démolition en 1795 et le cimetière est créé par Amicus de SPRES qui a la direction de l’hôpital. Néanmoins, il existe aussi une autre église paroissiale mentionnée dès 1276 consacrée à la Sainte-Vierge pour être remplacée par Saint-Luc. Elle est accolée aux bâtiments de la mairie actuelle. Cette église est visible sur plusieurs tableaux de l’Hôtel de Ville. Démolie à la fin du 18ème siècle, elle est remplacée elle-même par une chapelle qui disparaît à son tour en 1832.

L'HÔPITAL COMMUNAL

L'hôpital construit entre 1891 - 1892


Au 19ème siècle jusqu'en 1882, la ville de Raon l'Etape est dépourvue d'un hôpital sans parler de celui mentionné antérieurement dans la Charte de 1279 par le duc Ferry III et déclaré au 15ème siècle dans les archives raonnaises. Cet établissement d'assistance aux indigents ayant été fondé sur le devoir de charité des gens d'église et de donateurs.
Ce n'est donc qu'en 1883 par délibération du 23 décembre que le conseil décide de doter la commune d'un hôpital. Après plusieurs projets et l'adjudication de juillet 1889 s'élevant à 48000 francs, les bâtiments sont édifiés dans les années 1890 et 1891. Durant ces huit années, le maire HAXO Emile se consacre à cette fondation. En 1892, monsieur ADAM lui succède comme élu et constate l'hôpital érigé mais inoccupé. Pour mettre ainsi cette oeuvre en état de remplir son but, la tâche revient alors à la municipalité aidée par des administrateurs dévoués. Le 5 février 1893, le conseil demande au gouvernement la reconnaissance de l'établissement qui devient autorisé par décret du 12 décembre de cette même année.
Ce nouvel hôpital est ensuite reconnu par décret du 13 décembre 1893 puis inauguré au cours de 1894 par le maire Alphonse ADAM. En février 1894, les administrateurs s'adressent à la Congrégation des soeurs du Très Saint Sauveur de Niederbronn pour leur confier le service de l'établissement.
Le bâtiment comprend la partie centrale du corps principal. L’hôpital contient 18 lits pour 12 hommes et 6 de femmes. Le fonctionnement est donc remis à deux sœurs garde-malades de Niederbrönn plus familièrement "bonnes soeurs" qui arrivent en mars 1894 afin de s'occuper de quelques hospitalisés admis. Mentionnons qu'auparavant des soeurs de la Providence de Portieux ont assuré ce service.


Victor BRAJON expliquera que le nombre des hospitalisés ou de pensionnaires ne cessent d'augmenter et les locaux deviennent insuffisants. Sa structure jugée trop petite est ensuite agrandie en 1911 par l'adjonction de deux pavillons. Il en est fait un établissement cantonal avec une capacité de 25 lits. La capacité s’accroît en 1922 avec la livraison supplémentaire de 111 lits et la création d’une chapelle, d’une buanderie, d’une salle mortuaire et d’autopsie.

En 1954, l'établissement comporte la création d’une section médecine, une section maternité, une section hospice ainsi qu’une maison de retraite, soit un total de 166 lits. En raison de la réforme du service hospitalier et à l’issue de l’ouverture de la clinique privée Saint-Joseph, le service de chirurgie disparaît en septembre 1959 et l’hôpital devient rural en 1960.


Par la suite, c’est la maternité qui ferme ses portes en 1977. L’établissement fait l'objet de plusieurs opérations d'humanisation entre 1980 et 1992 où le relais puis la modernisation de cet hôpital est réalisé. En 1994, il reçoit 152 lits. Aujourd’hui, l’hôpital Jacques MELLEZ de Raon l’Étape offre un service de cure médicale puis une maison de retraite de qualité et de soins nourrit d’un hébergement confortable s’alliant avec animations. Actuellement l’hôpital de Raon l’Étape situé à la sortie de la ville, sur la route de Saint-Dié (rue Jacques MELLEZ) porte officiellement le nom de ce dernier. Médecin du 19ème siècle (1804/1866) dans la commune, visitant sa clientèle au moyen d’une petite voiture tirée par un âne, il est qualifié docteur des pauvres pour avoir légué à ceux-ci le peu de sa fortune ainsi qu’à l’orphelinat. Durant les jours terribles de l’épidémie du choléra de 1865 et malgré mourant lui-même, cet homme se dévoue afin de soigner les gens contaminés par cette maladie infectieuse et contagieuse originaire de l’Inde. Dans sa tâche, il est suivi par les sœurs avec à leur tête sœur Aloïsa, directrice de l’orphelinat. Jacques MELLEZ repose au cimetière de la rive droite.


 L'hôpital
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